La Nuit Nanarland 3

 

LA NUIT NANARLAND 3
SAMEDI 22 SEPTEMBRE 2018 – 19H30 – LE GRAND REX

“Jamais deux, sans trois”. Même si “jamais 13 sans 14” serait plus juste, puisque La Nuit Nanarland a directement repris le flambeau de la Nuit Excentrique pour porter haut l’étendard du nanar.

Cette cuvée 2018 est sans doute l’une des plus symboliques de toutes les Nuits que nous avons eu le bonheur de traverser ensemble. Car nous allons y diffuser un film, LE film : White Fire, Vivre pour Survivre, Le Diamant. Le chef-d’oeuvre absolu de Jean-Marie Pallardy, notre réalisateur préféré de tous les temps.
Voilà 13 ans que nous essayons de le projeter en activant des pistes qui nous permettraient de trouver une copie en bon état. Des pistes qui vont de l’intuition la plus logique (le réalisateur), à la tentative la plus désespérée (un ami du cousin d’un copain connaît un collectionneur qui aurait peut-être une copie sur bobine dans son grenier). Et chaque année, le couperet tombe inéluctablement : impossible de mettre la main sur une version 35 mm de White Fire / Vivre pour Survivre / Le Diamant.

Et voici qu’enfin la divine surprise est arrivée : pour la Nuit Nanarland 2018, un éditeur est en mesure de nous proposer le scan en 2K d’une copie 35 mm, et nous a réservé la primeur de la première projection numérique au monde de notre film totem !
Une projection qui nous rend d’autant plus heureux que les trois autres films sont eux aussi complètement mythiques : des zombies tarés de Bruno Mattei au premier film de ninjaérobic au monde, en passant par un vanity project allemand aussi incroyable que rare, la barre est placée tellement haut que nous avons déjà de quoi angoisser quant à la prog’ des prochaines éditions. Mais carpe diem ! Et puis avant de nous poser d’autres questions, il nous faut d’abord finaliser les cuts Nanarland et affiner notre sélection de bandes-annonce rares pour que tout ce qui sera projeté en septembre prochain soit digne de ces quatre chefs-d’oeuvre.

RÉSERVATION

Billetterie Weezevent

 

IMPORTANT : Ouverture des portes à 18h00 // Vous pouvez venir avec de la nourriture emballée type chips, gâteaux, cookies etc. mais pas de plats chauds et/ou en sauce ni de boissons en canettes (les bouteilles en plastique sont autorisées). Nous sollicitons évidemment votre bienveillance pour ne pas qu’il y ait d’abus, de dégradations ni de déchets abandonnés dans la salle. Les contrevenants, s’ils sont pris en flagrant délit, seront fouettés sur scène cul nu avec des orties.

Vivre Pour Survivre (White Fire / Le Diamant)
Jean-Marie Pallardy – 1985 – France / Turquie – 102 min – VF – DCP

Mike et Ingrid travaillent dans une mine de diamants en Turquie et vivent chez leurs parents adoptifs. Leur vie va changer quand ils vont se lancer à la poursuite du White Fire, la plus grosse pierre précieuse du monde.

Il y a tout, en énorme quantité, dans White Fire / Vivre pour Survivre / Le Diamant (à commencer par les titres… un seul aurait peut-être suffit). De l’aventure, de l’action, de l’humour, des cascades, de la bagarre, de l’amour entre frère et soeu… de l’amour, et de la passion, beaucoup de passion.
Car White Fire est un film-monde. Une plongée en apnée dans la psyché unique de son réalisateur, Jean-Marie Pallardy, qui délaisse ici les films paillards comme L’arrière-train sifflera trois fois pour se lancer tête baissée dans une proposition unique : sa vision du cinéma mainstream. Un “blockbuster” bricolé avec ses moyens, ses références et son background, financé de manière assez obscure par des producteurs turcs (dont le savoir-faire en matière de cinéma n’est plus à démontrer).
Pour son grand oeuvre, Pallardy ne lésine sur rien et réunit l’un des plus incroyables casting du cinéma d’exploitation : Robert Ginty, un acteur américain égaré, Fred Williamson, l’une des plus chouettes trognes de la blaxploitation, Jess Hahn et Gordon Mitchell, deux baroudeurs du cinéma mondial venus braconner en France à l’occasion ( Les Grandes Gueules et Les Barbouzes pour Jess Hahn, Le Coup de Parapluie, pour Gordon Mitchell).
Tous vont se tirer la bourre pour retrouver le “White Fire”, un diamant de plusieurs milliers de carats. Une histoire nébuleuse que des dizaines d’années d’analyses sémiologiques ne nous ont toujours pas permis de dénouer, malgré les solides notions en psychanalyse de certains membres de la team.
Ce qui est complètement magique avec ce film, c’est que sur les bases de son histoire incroyable, génialement portée par son casting trois étoiles, White Fire / Vivre pour Survivre / Le Diamant ne renonce à rien. Les scènes d’action s’enchaînent, les retournements de situation improbables se multiplient, les flashback popent sans crier gare et les punchlines fusent (« Ma patience a des limites, mais il ne faut pas exagérer »), à tel point que l’on ressort étourdi d’un film qui trône sur le podium de nos plus chouettes expériences nanarophiles depuis plus de 15 ans.

Force Noire (Die Brut des Bösen)
Christian Anders – 1979 – Allemagne / Espagne – 85 min – VF – DCP

Bien décidé à régner en maître sur le monde des arts martiaux, l’ignoble Van Bullock rachète tous les dojos d’Espagne pour les transformer en usines à fric. Seul l’incorruptible Frank Martens et sa petite école d’arts martiaux résistent à ce triste sire au nom de la pureté du karaté. La situation dégénère bientôt en une guerre ouverte où tous les coups même les plus vils vont être permis.

Force Noire est un pur trip « d’égosploitation », un monument élevé à la gloire de Christian Anders, personnage improbable comme seul le cinéma d’exploitation européen des années 1970-1980 pouvait nous en offrir. Imaginez un instant Claude François qui, un jour, aurait décidé de tout plaquer pour devenir l’égal de Bruce Lee. Et bien Anders c’est ça : un chanteur de variété sirupeuse autrichien qui, lassé de n’être qu’un bellâtre pour midinettes, s’est jeté à corps perdu dans les arts martiaux. Fort de sa notoriété dans le monde germanique, il décide de scénariser, réaliser et produire le film qui en fera l’action-star définitive que le monde attendait depuis la mort du petit dragon.

Christian Anders a jeté toutes ses forces dans l’affaire : nains pervers génies du mal (Deep Roy, 25 ans avant de jouer les Oumpas Loumpas pour Tim Burton dans Charlie et la Chocolaterie), sbires moustachus indestructibles, bataillons de karatékas approximatifs, jolies filles en danger, Asiatiques forcément fourbes corrigés dans un cimetière… Le résultat est un film absolument dantesque où tout sens de la nuance et de la demi mesure est immédiatement sacrifié sur l’autel de la divinisation de notre blondinet hystérique. L’égo, the movie en quelque sorte….

Zombi 3
Bruno Mattei, Claudio Fragasso, Lucio Fulci – 1988 – Italie – 95 min – VF – DCP

Dans une île du Pacifique, des scientifiques financés par l’Armée travaillent sur une substance chimique capable de ramener les morts à la vie. Lorsqu’ils sont attaqués par un commando, la dangereuse substance se retrouve libérée dans la nature, où elle provoque une réaction en chaîne incontrôlable…

« Vous voyez, je ne renie aucun de mes films, sauf Zombi 3. Mais ce film n’est pas le mien. C’est le plus ridicule de ma filmographie. Il a été fait par un groupe d’idiots tels que Claudio Fragasso – un crétin né – Bruno Mattei – qui avant de devenir « réalisateur » était peintre en bâtiment – et un type nommé Mimmo Scavia – le directeur de production – qui, arrivé aux Philippines, n’avait qu’une seule chose en tête : baiser de jeunes Orientales. » – Lucio Fulci

Lorsqu’on demandait à Fulci lequel de ses films il aimait le moins, c’est systématiquement Zombi 3 qu’il évoquait. Le tournage aux Philippines fut pour lui un calvaire : obligé de réécrire voire d’arracher des pages entières du scénario pour adapter l’histoire au maigre budget et aux décors qu’on lui impose, il se querelle sans cesse avec la production et sa santé déjà précaire se détériore gravement… Au final, il livre environ 70 minutes de film (dont à peine 50 minutes seront conservées) et claque la porte, épuisé et écoeuré. Mécontent du résultat, le producteur fait alors appel à Claudio Fragasso et Bruno Mattei, margoulins notoires chargés de tourner des scènes additionnelles et de remonter le tout. Dire qu’au final Zombi 3 souffre de sa multi-paternité est un doux euphémisme. On est face à une oeuvre quasi-schizophrène farcie d’innombrables faux raccords et incohérences. L’interprétation est catastrophique, avec des dialogues et un doublage français au diapason. Les effets spéciaux gore sont bâclés. Et pourtant, en dépit ou grâce à tous ses défauts, Zombi 3 demeure un des opus les plus efficaces et plaisants de la vague de zombies italiens des années 1980.

Ninja III (Ninja 3 The Domination)
Sam Firstenberg – 1984 – États-Unis- 93 min – VF – DCP

A Los Angeles, une femme se retrouve mêlée à une sombre histoire de vengeance, après que l’âme d’un ninja a pris possession de son corps.

Cannon + 80’s + Ninja + Exorcisme + Aerobic… What else ?

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